Sur la futilité des jolies choses...

Déjà en janvier je me questionnais sur le sens de mon travail face à la brutalité de l’actualité. Je me questionnais aussi sur mon rôle et sur celui de mon blog. Je n’ai qu’une toute petite marque d’objets de décoration : ai-je le droit de parler de cette actualité en m’appropriant en quelque sorte de ces événements?
Et puis toutes ces questions qui s’étaient un peu effacés ont refait surface à la puissance dix ce week-end.
Face à ces horreurs je ne savais pas quoi faire. Faillait-il que j’en parle? Est-ce blog le bon endroit pour en parler? Suis-je la bonne personne pour traduire ces sentiments avec des mots?
Je suis italienne et le français n’est pas ma langue maternelle, mais depuis 2007 la France c’est aussi mon Pays. Ai-je donc le droit d’en parler et de souffrir comme une française? En fin des comptes, je ne fais que confectionner et vendre de la papeterie, ai-je le droit de continuer à créer et à vendre des choses aussi futiles?
Ce métier que j’ai choisi, ce n’est pas un métier qui sauve des vies, tout ce que je fais à longueur de journée peut se resumer à mélanger des formes, des couleurs et des motifs. Ai-je le droit de continuer?

Et puis j’ai trouvé la réponse, et la réponse est OUI. Non seulement j’ai le droit, mais le devoir.
J’ai le devoir de continuer à apporter de la couleur, du bonheur et de la légèreté aux personnes que j’ai la chance de rencontrer grâce à ma petite marque.
J’ai le droit de continuer, ou au moins de continuer à essayer, à faire sourire les gens avec une phrase rigolote imprimé sur un torchon ou sur un poster.
Je me dois de vous envoyer des ondes positives. Je me dois d’essayer d’embellir votre quotidien avec mes petites créations sans prétentions.
Je continuerais alors.
Je vous embrasse,
Chiara

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